Pauvre bêcheur
Mèche folle et yeux de vautour,
Es-tu capable de désinvolture ?
L’esprit carré en quête de gloire,
Tu guètes, tu scrutes, ton territoire.
Ta cible, les candides biches.
Au pelage fin et à l’œil vif.
Insaisissables reines,
à la patte douce et au sabot usé
La bouche d’or et aux boucles de cuivre,
La bave coulant sur les poitrines
Arides, par tant d’autres baisers.
La solitude épie ces chasseurs rusés,
Tu fais partie de la meute,
ô beau pèlerin sans haine !
Tu saisiras tant de bêtes,
que ton corps chétif, s’écroulera
sous ce poids sublime.
Mais ton cœur sans cesse se videra
Et au compte goutte,
L’amertume te tuera.
A.G